IEF : Instagram Est Fake


Témoignage / Saturday, November 28th, 2020

Ce qui suit est le témoignage d’Alison @mum.id.like.to.be sur Instagram, témoignage que je trouvais important de relayer ici pour les personnes qui pourraient être dans la même situation et se penser seules.

Nous sommes le 2 septembre.

Ça y est on commence l’I.E.F.

L’IEF c’est l’Instruction En Famille.

C’est un choix que nous avions fait quand L. avait un peu moins d’un an et demi.

A force de baigner en permanence dans le monde de la parentalité bienveillante/positive/respectueuse [ndMad : que j’appelle BPR] dans laquelle il faut éviter à tout prix les VEOs (violences éducatives ordinaires) sur les réseaux sociaux, il m’a semblé, petit à petit, compliqué d’envisager l’école, ou plutôt, la maternelle, pour lui.

J’avais une peur bleue de la violence qu’il y subirait. Et surtout j’étais convaincue qu’elle était inévitable (c’est quelque chose que je pense toujours notamment parce qu’il y a un manque cruel de moyens et de personnel qui fait que).

A l’époque où on a pris cette décision, je m’occupais de L. à temps plein. Et c’était mon unique enfant.

A l’époque (et n’y voyez aucune condescendance) c’était facile. Un seul enfant, avec qui sincèrement c’était vraiment cool, qui était toujours de bonne humeur ou presque, qui ne débordait jamais, j’imaginais l’IEF comme une partie de plaisir. On ferait des expériences, L. aurait toujours envie de « travailler » il serait volontaire, on ferait des supers activités, on irait au musée et on rencontrerait d’autres familles.

Sauf que. Sauf que je suis tombée enceinte. Et alors que ce deuxième bébé grandissait chaque jour un peu plus en moi, ma patience elle, s’étiolait. La fatigue, les hormones. Le stress de ne pas arriver à m’occuper à temps plein de 2 enfants me rendait particulièrement irritable.

Sauf que malgré les groupes Facebook IEF je n’ai jamais trouvé personne à rencontrer près de chez moi, que comme nous n’avons pas de voiture, je ne pouvais pas me déplacer. Que ma grossesse à risques m’empêchait d’aller même au parc à 100m de chez nous. Et puis la pandémie et le confinement ont eu raison de nos sorties au musée.

La vérité ? J’ai regretté dès le 2 septembre d’avoir fait ce choix.

L. avait grandit, il s’opposait de plus en plus. Il était devenu grand frère entre temps. Et ça aussi, ça avait son importance. Son petit frère avait seulement 4 mois et demi à ce moment là.

Pression de dingue pour moi. Je mets le curseur où ? Comment savoir si c’est trop ? Pas assez ? Et si il n’a pas tout acquis ? Comment je fais ? Quand il veut pas je m’énerve et je lui en veut alors qu’il n’y peut rien et je le sait. Sur Instagram pourtant ça a l’air si facile ! Moi je lui en veut parce que j’ai fais ce qui me semble être le meilleur choix pour lui et c’est comme ça qu’il me remercie. Il refuse parfois tout ce que je lui propose. Quand il me demande de la peinture je sors tout pour 2 minutes. Il s’impatiente de tout et moi aussi. Je me retrouve à attendre avec impatience les vacances scolaires comme quand j’avais 15 ans.

Je me rends compte que je me suis rajouté un poids énorme sur les épaules alors que je coulais déjà depuis un certain temps.

C’est de plus en plus difficile de garder la tête hors de l’eau. 

Je souffre. J’ai l’impression que je ne vais pas m’en sortir. 

Et surtout : L. souffre. Les journées s’enchaînent dans les cris. La colère, les pleurs. La fatigue m’écrase, le poids des responsabilités m’étouffe. 

Où est passée ma bienveillance ? Chaque jour je m’excuse d’avoir crié, de l’avoir saisis brutalement. Mais ça ne suffit plus. Parce que, ne vous leurrez pas, vous excuser n’efface pas tout. Si vous prenez un poing dans la gueule et que la personne qui vous l’a mis s’excuse elle vous aura quand même fait mal.

L. passe son temps à me demander si je suis triste ou en colère. Je pleure trop je ne ris plus. Je voulais le protéger des autres et c’est moi qui l’abîme. C’était ça le « meilleur pour lui » ? J’en suis là. Stop. C’est trop. Je suis devenue plus violente que l’école.

Je suis devenue cette mère que je ne veux pas être. Je suis devenue cette mère qui attend le soir que tout le monde dorme enfin pour être tranquille, qui ne prend plus de plaisir à être avec ses enfants. Qui n’a plus envie de se lever et d’affronter la journée.

Alors un jour j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé un jardin d’enfants pour savoir si ils avaient de la place pour L. Parce qu’il était temps que je me choisisse moi, pour eux.

On m’a proposé 4 matinées par semaine avec une adaptation de 2 semaines. A l’heure où j’écris ces mots la période d’adaptation est terminée et s’est très bien passée (et quand je dis très bien c’est sans la moindre difficulté, pas de pleurs, pas de réticences, aucun souci de me voir partir, rien).

Et j’ai pris conscience (douloureusement) que j’avais fait davantage confiance à Instagram plutôt qu’à mon propre enfant. 

Que si j’ai vu au jardin d’enfants des choses qui m’ont déplues, j’avais estimé dès le départ que L. serait incapable de s’adapter. Que parce que MOI j’avais peur je le privais d’autre chose. Que je n’avais même pas envisagé qu’il PUISSE avoir envie d’autre chose. Qu’être parents ce n’est pas soustraire son enfant à toutes les difficultés mais plutôt de lui faire confiance et de lui montrer qu’on peut les dépasser avec toute l’estime de soi qu’il y a à gagner au passage.

Aujourd’hui je regrette, je regrette quand tous les matins il me demande « on va au jardin d’enfants aujourd’hui ? » je regrette quand il essaye de monter les marches 2 à 2 pour aller dans la salle où il est accueilli tellement il est pressé d’y aller. Je regrette parce que j’étais tellement aveuglée par ma peur qu’il soit victime de VEO que je n’ai pas perçu chez lui son incroyable capacité d’adaptation, que je n’ai pas su lui faire confiance. Que je suis aujourd’hui convaincue que ce que moi je perçois comme de la violence, lui ne la perçoit probablement pas. 

Heureusement, j’ai ouvert les yeux sur ma situation avant de gâcher une année entière à croire que j’avais fait le meilleur choix pour lui en le gardant à tout prix avec moi, alors que c’était le pire.

Ne vous méprenez pas, je ne nie pas le fait que l’IEF puisse être source d’épanouissement chez certains enfants et chez certains parents. Ici je considère que ça a été un échec. Instagram m’a fournis une version édulcorée de l’IEF et je n’avais pas perçu les inconvénients et surtout pas imaginé que ça puisse être aussi délétère pour lui et pour moi alors que mon intention première était louable : je voulais juste le protéger. 

Je ne jette pas la pierre à qui que ce soit, ni a celles qui font l’IEF et qui le montrent sur Instagram ni à celles qui taisent les difficultés (peut être qu’elles n’en rencontrent pas d’ailleurs tout simplement). Si je n’ai pas été en mesure de prendre du recul c’est parce que j’étais engluée dans ma situation et incapable de voir au delà.

Je ne cautionne toujours pas la violence qu’on inflige aux enfants, cependant j’accepte que si je délègue l’instruction de L., elle se fasse différemment de ce que je fais (évidement ça ne veut pas dire que j’accepte tout et n’importe quoi). On ne peut pas ne pas être violent en maternelle quand on est 2 pour 30 enfants.

Mais il y a une grande différence entre le fait d’être volontairement malveillants à l’égard des enfants (et je pense que c’est rare quand on choisit cette profession) et ne pas pouvoir être aussi bienveillants qu’on aimerai parce qu’on manque de personnel et de moyens. L’intention compte selon moi et j’ai la certitude que les enfants peuvent la percevoir.

Depuis deux semaines je prends à nouveau plaisir à partager du temps avec L., j’ai hâte de le retrouver même ! Je suis à l’écoute, disponible, je ne crie plus, ma patience est revenue elle aussi. On passe du temps de qualité ensemble et en plus il s’éclate au jardin d’enfants, même si les personnes qui l’encadrent peuvent parfois avoir des mots que je n’aurai pas, j’ai décidé de garder ma vision de la violence pour moi et de ne pas le polluer avec ça parce que ce qui compte, c’est bien qu’il soit heureux d’y aller et c’est le cas. 

En fait, on a gagné tous les deux dans l’histoire. Et c’est ce que je retiens de cette expérience. Si tu perds en tant que maman ton enfant perd aussi. Si tu gagnes il gagne.

20 Replies to “IEF : Instagram Est Fake”

    1. Une fois que c’est dit ça paraît tellement évident ! Et pourtant … j’ai mis du temps à comprendre. Merci de m’avoir lue 💛

  1. Merci de ce témoignage riche qui manque souvent sur Instagram quand on suit de près ou de loin les comptes pro ief, anti veo, BPR… Votre cheminement est très intéressant. Je n’ai pour ma part jamais envisagé l’ief. Je n’avais pas la possibilité financière de ne pas reprendre le travail dès les 4 mois de mes enfants. C’était dur et encore plus quand j’étais sous l’influence de ces comptes BPR. Je savais que je n’avais pas le choix et que je faisais de mon mieux pour mes enfants mais le poids de ces comptes m’affectait. Mes 2 bébés se sont merveilleusement bien adaptés à la crèche et les professionnels sont de qualité. Je suis bien au travail car je les laisse avec confiance. Ils iront donc par la suite à l’école. Je sais que tous les enseignants ne sont pas des modèles de bienveillance mais la plupart font de leur mieux avec les moyens qu’ils ont. Prenez soin de vous, vous prendrez ainsi mieux soin de vos enfants. Merci de votre retour.

    1. Merci de m’avoir lue et merci de partager votre expérience aussi, je pense sincèrement que si les parents vont bien les parents vont bien, quand on laisse ses enfants sereinement ça ne peut que bien se passer. En effet je crois vraiment que la grande majorité des enseignants font de leur mieux avec les moyens mis à leur disposition. 🧡

  2. j’ai lu l’intégralité du témoignage sur le blog, c’est très intéressant. Merci à vous deux et à toi, Alison, pour cette sincérité. Ça montre bien à quel point IG montre une version édulcorée, idéalisée de la maternité. Je comprends tout à fait que l’IEF soit adaptée à certains caractères, certains contextes familiaux. Mais tous les parents ne sont pas armés pour le faire car cela demande une très grande patience et une organisation en béton armé. C’est déjà très dur de base, alors avec un autre bébé, c’est mission impossible. Et puis si certains enfants sont très contents de rester avec leurs parents, d’autres ont un véritable besoin d’interactions sociales.
    Je me demande aussi si certains parents (là je ne parle pas du témoignage présenté ici) n’ont pas en permanence un discours critique et angoissé sur l’école et ses risques, et le non-respect de l’enfant et de ses besoins. Dans ce cas, ça me parait obligé que l’enfant réagisse en vivant mal sa scolarisation puisque les parents en ont si peur et génèrent un climat anxiogène. Les parents doivent le vivre comme une prophétie auto-réalisatrice, alors qu’ils ont juste induit une angoisse chez l’enfant. Je l’ai constaté dans un autre contexte pour la question du port du masque par les enfants : les parents hyper anxieux qui ne cessaient de publier des pétitions et de remuer ciel et terre contre cette mesure, sont les mêmes dont les enfants ne supportaient pas le port du masque et pleuraient beaucoup. Tu m’étonnes…
    Pour en revenir à l’école, sur mes 4 enfants (3 écoles différentes), je n’ai eu que des expériences positives en maternelle. Je n’ai vu que des enseignantes dévouées, douces, attentionnées, compréhensives, avec une patience d’ange. Et franchement je les admire de faire avec 25 enfants ce que je n’aurais pas la patience de faire avec un seul.
    Je crois aussi que la « vulgarisation » des concepts Montessori a fait croire à beaucoup de mamans qu’instruire un enfant, c’était facile, qu’il suffisait de lui faire transvaser des haricots ou compter les œufs puis touiller la pâte à crêpes pour que tout se passe bien.
    Enfin l’IEF ne prend pas en compte une donnée essentielle à mes yeux, qui est qu’un enfant n’aura pas DU TOUT le même comportement avec une personne extérieure qu’avec ses propres parents. Forcément, il écoutera mieux la maitresse que sa propre mère. Forcément, il fera le dawa à la maison, puisqu’il est dans son cadre familier, avec sa chambre et ses jouets, et non dans une classe.

    1. c’est une des premières choses que la directrice nous a dit à l’entrée en maternelle : “vous avez peut être eu une expérience douloureuse de l’école, vous avez peut-être encore une image négative de l’école, mais vous nous les confiez, pour que cela se passe bien il ne faut pas exprimer vos désaccords ou critiques de l’école devant eux” (je résume mais on comprend l’idée). Et franchement quand j’entends certains parents devant l’école, qui croient parler “entre adultes” alors qu’il y a des petites oreilles qui trainent, je me dis que ce rappel de bon sens n’était pas de trop….

      1. Et je crois aussi qu’il faut qu’on se mette en tête que nous ne sommes pas nos enfants et que nos enfants ne sont pas nous !

    2. Je pense sincèrement que de parler négativement de sujet tel que l’école de manière négative devant un enfant c’est extrêmement délétère. Même si nous avions choisi l’IEF on avait quand même toujours fait attention à ne pas dénigrer l’école ni à la diaboliser. D’ailleurs pour de nombreux sujet je pense qu’il vaut mieux tenir un l’écart les petites oreilles parfois bien plus attentives que ce qu’on croit.
      Je rejoins aussi parfaitement le point sur lequel un enfant ne se comporte jamais de la même manière chez lui et à l’extérieur et finalement c’est très triste de penser que nos enfants sont incapables de s’adapter. Alors qu’en fait, ils font ça depuis la naissance.

      Merci de m’avoir lue et merci pour ce commentaire 🧡

  3. Merci pour ce témoignage qui me conforte dans mon idée que l’IEF ce n’est pas pour moi.
    Mais également que j’ai bien fait de confier ma puce à son assistante maternelle.
    Je sais que je n’aurais pas eu les ressources en moi pour rester toujours calme et disponible pour elle.
    Elle adore y aller, adore sa nounou, l’autre enfants et elle s’y épanouie différemment de la maison et c’est très chouette.

  4. C’est très intéressant à lire et quelque peu soulageant quand on fait l’ief et que je trouve aussi que les réseaux sociaux montrent une image fausse car “facile”.
    Je suis ravie d’avoir commencé à une époque où avais juste mon bon sens pour faire les choix.
    L’un de mes credo est “when mama is happy, the family is happy” (quand maman est bien pas juste contente ou alors souriante, la famille va bien). Ça me semble une bonne façon de trouver son chemin, puisque nous servons aussi de modèles à nos enfants et que je ne veux pas montrer à ma fille qu’être parent c’est passé par du burn-out ou un sacrifice de ce qu’on est.
    Et ton témoignage rappelle autre chose : l’ief n’a jamais été pensée pour être un choix définitif. Chacun doit pouvoir choisir librement pour chacun de ses enfants.
    Bonne fin d’année a ta famille alison

    1. Merci pour ce commentaire si bienveillant, merci de m’avoir lue. Je partage évidemment ton point de vue, si maman va bien tout va bien. Et j’avais beau sourire en façade et essayer de me cacher pour pleurer mon fils savait très bien que ça n’allait pas. Très belle fin d’année à toi et ta famille aussi 🧡

  5. Ce témoignage est vraiment très intéressant. Je pense que j’aurais pu devenir un peu comme Alison et me laisser tenter par l’IEF. Quand j’étais enceinte, je trainais beaucoup sur les réseaux et je lisais tous ces récits de nanas qui faisaient l’IEF et qui s’éclataient, qui faisaient des activités trop chouettes avec leurs gamins. Honnêtement, ça me faisait rêver. Et puis mon fils est né (il a 20 mois aujourd’hui) et je me rends compte, déjà, que de s’occuper de lui au quotidien, ce n’est déjà pas facile. Alors prendre la responsabilité de lui enseigner tout ce qu’il devrait apprendre à l’école ?! Je me rends compte que ce serait de la folie. Au delà des VEO, de la bienveillance et compagnie, la légitimité des savoirs à transmettre, on en parle ? N’est pas prof qui veut. Pourtant j’ai un BAC+5 de traductrice, j’ai une formation de prof des écoles (j’ai raté l’oral parce que je ne suis pas à l’aise aux concours), j’ai fait les stages qui se sont hyper bien passés, j’ai eu de super notes en ESPE, j’ai été assistante de français dans une université aux USA… et pourtant je ne me sens pas du tout qualifiée pour faire l’école à mon fils. Alors oui, les compétences à acquérir en maternelle, a priori, c’est basique, mais quand même. Je ne veux pas rater ça, parce que ce sont les fondations sur lesquelles il s’appuiera. Et une maison qui n’a pas de bonnes fondations, elle s’écroule. Donc, je ne me sens pas du tout légitime pour ça. Alors mon fils ira à l’école. Et ça se passera bien. Et si jamais ça se passe mal, on avisera. Et puis, le contact avec les autres, c’est essentiel je crois. Déjà qu’en ce moment ce n’est pas facile de mettre le nez dehors, qu’on ne peut même plus aller dire bonjour à mamie pour cause de pandémie mondiale (je ne dis pas ça pour me rebeller mais plus par lassitude, bien sûr que je respecte le confinement, les gestes barrière, etc.), alors priver volontairement un gamin de rencontrer ses semblables, c’est triste. Rester 24h/24 avec juste ses parents, voire avec juste maman, au bout d’un moment, ça doit commencer à peser. L’humain est un être sociable, il a besoin d’interagir avec les autres. Et cette parentalité BPR qui tient tant à répondre à tous les besoins de l’enfant, elle y a pensé à celui-là ? Et que ces nanas ne me sortent pas du “on va au musée”, c’est pas pareil. Meuf, t’es TOUJOURS derrière ton gosse. Bref, désolée, je m’éloigne de mon idée de départ qui était qu’on ne s’improvise pas enseignant. Il faut avoir un sacré culot pour se dire que sans formation aucune on va savoir enseigner à son gamin. Et ce n’est pas parce qu’on a un beau diplôme qu’on sait. Et encore, pour celles qui en ont un. Tout cela étant dit, celles qui savent vraiment y faire, qui sont capables d’enseigner, qui ont choisi l’IEF parce que c’était ce qu’elles voulaient (et encore plus celles qui sont obligées parce que leur enfant n’est pas accepté par l’école, ce qui est un autre problème) et pas parce que les réseaux les ont gentiment endoctrinées (apeurées ?), celles-là ont toute mon admiration.

    1. Je comprends votre vision des choses, je pense qu’il n’y a pas forcément chez les familles de prétention (en tout cas chez moi il n’y en avait pas) à savoir mieux qu’un enseignant, personnellement je me suis très vite rendue compte que je manquais d’outils pédagogiques. Je ne savais pas comment l’intéresser et comme je n’avais pas l’intention de faire plus que la maternelle et que j’avais prévu de le scolariser en primaire j’avais une énorme pression. On me disait « tu te prends trop la tête. Tu te mets trop la pression » j’avais envie de dire oui et heureusement. Parce que je suis responsable si il n’a pas le même socle commun que ses camarades dans 3 ans. Alors soyons honnêtes quand même les apprentissages en petite section de maternelle pour moi résident davantage dans la capacité à apprendre le vivre ensemble que dans le reste. Je ne minimise pas le travail que cela représente je précise (la preuve j’ai inscrit mon fils à l’école et il va au jardin d’enfants 😅). J’essaye de ne pas juger celles qui font le choix de l’IEF chaque famille a sa configuration son fonctionnement, certaines familles parviennent vraiment à faire beaucoup de rencontres mais ça n’a pas été mon cas du tout. Je ne sais pas si c’est mieux ou moins bien pour un enfant d’aller à l’école ou d’être instruit en famille, la seule chose que je sais c’est qu’ici ça n’a pas fonctionné et que mon fils et moi on va beaucoup mieux maintenant.
      Merci d’avoir lu et merci d’avoir partagé votre point de vue ☺️

  6. Bonjour Madame Captain 🙂
    Merci pour ce super blog et ce super article. Il est très intéressant. Je suis contente de lire des propos modéré comme les vôtres. Ils sont durs à trouver en cette période où il me semble que tout le monde prend une position extrême sur tout.
    Pour me protéger de ça, je ne passe pas de temps sur facebook, sauf quand j’ai une vraie question à laquelle je n’ai pas pu répondre, et que je dois la poser pour avoir l’avis d’autres parents sur un groupe de non-violence éducative; et je boycotte fermement Instagram (ça sert à quoi, ce truc, à part se vanter de sa vie?).
    Très bel après-midi.
    Flo

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