Mes plus belles ruptures


Billets d'humeur / Friday, February 14th, 2020

En ce jour de Saint Valentin, j’avais envie d’évoquer avec toi 3 de mes plus belles ruptures avant de me mettre avec le Captain.

Mon premier amour

Nous étions ensemble depuis 3 ans. Il avait 6 ans de plus que moi. J’étais étudiante à Toulouse, lui à Paris. Et au bout de toutes ces années de relation longue distance, nous avions décidé de vivre ensemble. Comme lui faisait un master spécifique qui n’était qu’à Paris et que moi je faisais des études d’anglais (LLCE, mind you), je pouvais aisément transférer du Mirail (ouais, ouais, j’suis vieille, c’était pas encore l’université Jean Jaurès, on disait toujours Universtié du Mirail à mon époque) à Paris 3. J’avais donc mon dossier de transfert prêt. J’étais montée à Paris une paire de fois pour visiter l’université, voir les emplois du temps, me renseigner. Tout était prêt. Il ne restait plus qu’à trouver un logement pour vivre ensemble. Je passais mes journées à compulser les annonces d’appartements en région parisienne et je les envoyais à mon chéri de l’époque donc en lui demandant quand il pourrait les visiter. La réponse était invariable la même : “J’essaierai dés que je peux” qui voulait en fait dire “Jamais”. Après 3 appartements qui nous sont passés sous le nez alors que “Promis, ce soir j’y vais, j’ai eu l’agence au téléphone” j’ai pété un plomb. Je m’épuisais à trouver ce qui aurait du être notre premier chez nous, et il n’allait même pas les visiter. A sa réponse “J’ai pas le temps. T’as qu’à monter sur Paris pour faire les visites toi-même.” j’ai répondu un très énervé “Attends mais je peux pas continuer comme ça moi!” auquel il a répondu un très agacé “Et bien on n’a qu’à pas continuer alors”.

Evidemment, moi je parlais de la charge mentale que représentait tout ça puisque j’étais la seule à m’occuper activement de faire tout ce qu’il y avait à faire pour pouvoir vivre ensemble. Et lui ? De quoi parlait-il ? Et bien à ce jour, je ne le sais toujours pas! Je n’ai rien répondu. J’ai attendu qu’il précise sa pensée. Une minute, puis deux, puis trois. C’est long, bordel, c’est long ! quand la personne à l’autre bout du fil ne dit rien. J’ai passé ainsi dix longues minutes avec mon Nokia 3410 collé à l’oreille en espérant qu’il dise quelque chose. Et puis au bout de ces minutes qui m’ont semblé l’éternité, j’ai raccroché.

Fin de ma première histoire d’amour.

Mon ex pervers

Bon alors lui, je vais faire vite. Y avait eu une première rupture à son initiative qui m’avait vraiment fait mal. Et quand j’ai réussi à réouvrir mes ailes et à reprendre mon envol, il est revenu dans ma vie par force de manipulations. Tant et si bien qu’il m’a pourri la moitié de mon année Erasmus. Et puis un bon jour, à 1000 bornes de chez moi avec seulement lui comme repère, une dispute. Et lors d’une dispute, je lâche “Bordel mais tu m’aimes encore au moins ?” et la réponse qui m’a sauvée de son emprise “Je ne suis pas sûr de t’aimer encore, mais je suis sûr d’une chose : toi et moi on a encore de belles choses à vivre ensemble et je ne veux pas passer à côté de ces belles choses”.

Et là, je vais dire quelque chose que je ne dirais pas souvent : merci Disney ! J’ai été élevée aux Disney et je croyais très fort à l’Amour avec un grand A. Celui qui est plus puissant que tout. Plus fort que tout. Qui bat tous les méchants. Qui délivre de tous les dragons. Qui soigne de tous les empoisonnement. Rajoutez par dessus que je fus élevée à Star Wars et au Seigneur des Anneaux (que mon père me lisait petite) où les histoires d’amour sont quand même surpuissantes, et vous obtenez une personne fleur bleue indécrottable. Et c’est ce qui m’a sauvée. Clairement. A ses mots, j’ai eu un sursaut de … je sais pas … d’égo ? Et je lui ai dit très calmement (ce qui est franchement inhabituel chez moi, surtout à l’époque) : “Tout le monde mérite d’être aimé. Même moi. Nous deux c’est fini.”

Il l’a évidemment très mal vécu et a passe des mois à essayer de me reconquérir à la limite du harcèlement. Sa proie lui avait échappé et il essaya à tout prix de me faire retomber dans ses griffes, dans succès. Il finit donc par m’agresser avant de me laisser définitivement tranquille voyant qu’il ne me faisait ni envie ni peur, mais juste pitié.

Mon évangéliste

Pour faire simple, il a décidé de perdre sa virginité avec moi, du coup je suis devenue le diable aux yeux de sa famille protestante évangélique et c’était très compliqué. Donc un soir où il me parlait de sa famille et du fait que ça serait dur pour eux quand on se marierait.

SAUF QUE

Je n’en étais PAS DU TOUT là dans ma vie. Me marier ?! Avec quelqu’un qui n’a connu que moi ?! Dont la famille me déteste ?! ME MARIER ?! Impossible! Impensable! J’suis trop jeune! C’est trop tôt! Il a donc bien fallu rompre avec mon beau, dont je n’étais en fait pas amoureuse mais que j’aimais pourtant beaucoup. On a parlé. Je lui ai tout exposé calmement. Il a pleuré (oui, c’était un homme, un vrai, qui n’a pas peur de montrer ses sentiments).

L’ironie de la vie

Mon premier amour me recontacta enceinte, car il venait de perdre sa chéri et faisait un gros travail d’introspection et voulait faire le point sur pourquoi nous, ça n’avait pas marché.

Mon ex pervers attend la mort pour ce que j’en sais. J’évite les gros événements toulousains type, festival du jeu, car je l’ai recroisée une fois enceinte de MiniCaptain et j’ai été tellement triggered que je ne peux plus y mettre les pieds sans angoisser.

Mon évangéliste a laissé ses potes procéder à un beau harcèlement en ligne qui m’a poussé à fermer mon blog personnel de l’époque et verrouiller tous mes réseaux sociaux perso.

Et, ironie de la vie, deux mois après mon évangéliste, alors que j’avais pris la décision de ne plus me préoccuper des hommes, mon Captain et moi nous mettions ensemble, nous fiançant dans la foulée.

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