Est-ce que tu as une camera de surveillance dans ton salon ?


Parentalité, Sexualité / Wednesday, October 20th, 2021

Est ce que tu as une caméra de surveillance dans ton salon ?
Est ce que tu as une caméra de surveillance dans ton salon reliée à 5 autres caméras dans et autour de ta maison ?

Est ce que tu as une alarme chez toi ?
Est ce que tu as une alarme chez toi reliée qui entre en lien avec une agence de sécurité en cas de problème ?

Est ce que tu sais pourquoi j’ai ça chez moi ?

Un jour, j’ai réussi à sortir de ma dépression post partum et j’ai pris conscience de tous les facteurs qui m’avaient poussé à la tentative de suicide. Et comme j’avais créé ce compte enfin, pas celui ci, mais l’autre, celui qui a sauté, pour parler sexo mais pas que, j’ai décidé d’en parler.

C’était quelques années après la DPP, après la tentative de suicide. J’ai posé des mots. Et mes mots ont fait écho chez beaucoup de personnes.

Et parlant de tout ça, j’ai contrarié des personnes. C’est le soucis d’énoncer des vérités qui bouleversent, d’oser faire entendre sa voix de victime d’un système d’oppressions qui tue tous les jours. Donc mes écrits, mon vécu, le vécu de milliers de mères, a contrarié des gens. Beaucoup. Pas le peine d’énoncer qui, je te renvoie à mon post sur les dérives BPR.

Et parmis ces gens, des business et des prédateurs. Décidés à me faire taire. Parce que ma parole leur nuisait directement. Ils ne pouvaient plus se faire du fric sur le dos des parents tranquillement. Alors ces gens ont commencé à vouloir avoir une emprise sur moi. Ils ont trouvé qui j’étais sous le pseudonyme et ont cru qu’ils me tenaient. Je ne me suis pas tue mais j’ai été très en colère.

Alors ils ont fait des posts à mon sujet, posts qui ont démarré des vagues de harcèlement auxquelles j’ai fait face. Je ne me suis pas tue, mais la colère s’est intensifiée.

Sans emprise sur ma parole qu’ils voulaient silencier, ils ont lancé des rumeurs à mon sujet. Je ne me suis toujours pas tue. Et la colère s’est décuplée.

Alors ils ont fait tout ce qu’ils dénoncent : ils ont poussé les harcèlement en dehors des réseaux sociaux. Dans la vraie vie. Ils ont révélé mon identité et mon adresse à toutes les personnes que j’évoquais. Sans se soucier de qui. Je ne me suis pas tue. Et la colère a continuer de grandir.

Tant et si bien que j’ai reçu des menaces. Chez moi. Où vivent mes enfants. Puis la rumeur des plaintes et des procès a commencé. Fort heureusement, grâce à mon avocate, j’ai découvert la vérité. Une plainte pour injure non publique classée sans suite il y a des mois de ça. Car oui, j’ai une avocate. Tu en as une toi ? Moi oui. Pour le doxxing et les menaces. Tu as déjà reçu des menaces à ton domicile ? Moi oui. Est ce que tu as pleuré de devoir choisir entre demenager pour ta sécurité ou rester vivre là pour ne pas perturber ton fils autiste ? Moi oui.

Est ce que tu as des gens qui t’espionnent sur les réseaux sociaux et qui screenent tout ce qui est un temps soit peu problématique ? Moi oui. Et pas qu’un. Ces gens là tiennent un journal de mes publications, mes stories, mes posts, mes commentaires… Et me traitent de harceleuse. Tu sais sur combien de personnes j’ai des dossiers moi ? Zéro. Parce que moi j’en n’ai pas après les gens, j’en ai après les dérives qui détruisent. Est ce que tu réalises ce que c’est d’être épiée constamment ? Sur les réseaux et dans la vraie vie ? Oui. Dans la vraie vie. Est ce que quelqu’un a déjà envoyé une photo de ta maison à une personne avec qui tu étais en désaccord ? Parce que moi, oui. Oui. Une photo. De ma maison. Maison de laquelle je ne peux partir sous peine de perturber mon fils autiste. Voilà.

Tout ça pour quoi ?
Parce que mon discours gêne ?
Parce que la forme est violente ?

J’aurais dû me taire, c’est ça ? Comme elle n’aurait jamais dû se promener la nuit seule, je comprends…

J’aurais dû y mettre les formes, pas vrai ? Comme elle aurait dû mettre un jean, j’imagine…

J’aurais dû me contenir, n’est ce pas ? Comme elle aurait dû sourire et répondre poliment, j’imagine…

Après tout, quand on se fait agresser, on est responsable, avoue c’est ce que tu penses. Peut être pas pour les deux cas mais dans les deux cas, c’est la victime qu’on blâme. Je le sais parce que le vis. Aujourd’hui comme il y a 20 ans. Sur les réseaux comme dans la rue. Ce sont toujours les victimes qui auraient dû faire différemment pour éviter de vivre ce qu’elles vivent.

Mais non.
Je me tairai pas. Plus jamais. Le silence tue, tu sais ? Moi il a failli me tuer, comme il a failli tuer des centaines de mères qui ont trouvé ma voix qui portait la leur et qui sont sorties de se silence meurtrier.

Tu n’aimes pas la forme ? Je comprends.
Tu trouves d’autres contenus plus appropriés ? Va les suivre.
Tu te sens visée par mes propos ? Viens me parler (enfin non pas là, maintenant, j’ai pas l’énergie).
Tu crois que Madame Captain est la méchante ? Je ne peux rien contre ça.

Pas plus que je n’ai pu convaincre que je ne mentais pas, il y a 22 ans. Je ne peux rien faire si tu m’as déjà jugée. Mais une chose que je ne ferai jamais, c’est me taire, qu’importe si ma colère ne passe pas. Je ne me tairai pas. Je ne me tairai plus. Ni sur les dérives de la parentalité ni sur le reste.

Jugez moi.
Condamnnez moi.
Lâchez encore vos chiens.

Je tiens.

Et je tiendrai.

Telle est la force des femmes qui survivent.

2 Replies to “Est-ce que tu as une camera de surveillance dans ton salon ?”

  1. “Tu es assez. Tu es une bonne mère, une bonne militante, et tu es tellement plus que ça.

    Ta valeur n’est pas défini par le regard que les gens ont sur toi.

    Tu es assez. Imparfaitement parfaite ou parfaitement imparfaite. Ce que tu accompli dans ta vie de femme, de mère, d’insta mum (😅) et de tout le reste est précieux.

    Ce que tu vis en ce moment est violent, et ce que tu ressent à ce sujet est légitime, quoi que ce soit.

    Tu es précieuse. Et tu as le droit de ressentir des difficultés dans ta vie, ta parentalité, sur insta.. Et d’avoir besoin d’aide. Tu as le droit de poser un jenoux à terre et même d’avoir à faire un break. Tu es forte !

    Que ce soit auprès des professionnels de santé ou de tes proches, tu peux demander de l’aide quand tu en a besoin.

    Tu es une super mad, tout entière !”

    Et après cette reprise, peut-être maladroite, du rappel du dimanche toujours si précieux, je tiens à te remercier.

    C’est grâce à toi que j’ai compris que ma posture vis à vis de la non violence était inadaptée, que c’est grâce à toi que j’ai compris que la formation que j’avais faite était du bullshit et que j’ai complètement revu mon domaine d’activité en fonction de mes réelles compétences. Merci.
    Je me fait porteuse de ce combat et relaie à mon échelle ces réflexions si importante sur les dérives de la parentalité positive. Comme plein d’autres mères et non mère, on prend le relais ! Repose toi bien.

    Et je te crois. Je crois ta souffrance. Tu n’as pas à te justifier. Et tout ce que tu as fait de précieux sur ce compte existe et les conflits que tu peux avoir ne les effacerons jamais. Cette situation doit être terrible à vivre et je te souhaite de tout cœur de trouver un nouvel équilibre après cela.

    Repose toi bien mad

  2. Ah, je suis en manque de Madame Captain sur Insta ! Alors je suis revenue faire un tour sur le blog. Madame Captain, j’espère qu’elle va bien, et toi Mad que tu tiens le choc. Bonne continuation à toi, que ce soit sur les réseaux sociaux ou pas d’ailleurs !

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