DPP : 3 lettres pour 3 ans d’enfer


Parentalité / Tuesday, November 5th, 2019

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DPP, derrière ces trois lettres se cache pudiquement la dépression post partum, et honteusement parfois tout ce qu’on peut vivre durant cette dépression.

DPP n’est pas baby blues

Le “baby blues”, ce nom si mignon, c’est le tsunami hormonal qui suit la naissance. Celui qui te fait pleurer comme une endeuillée devant un paquet de chips vide alors que tu as faim ou partir dans un fou-rire de folle devant la troisième cape de bain que tu reçois en cadeau.

C’est physiologique, hormonal, normal, pas systématique et surtout : ça passe vite.

Dans DPP y a dépression

Il faut savoir que le DSM-V ne reconnait pas la dépression post-partum comme un diagnostic à part entière mais comme une spécifié des troubles dépressifs car les symptômes d’un épisode dépressif majeur s’appliquent à la DPP.

La DPP n’est pas une fatigue passagère, une baisse de régime, un coup de mou, due aux hormones, à l’allaitement, au non-allaitement, aux nuits hachées, au fait que tu ne sors pas assez ou trop de chez toi… Elle ne se règle pas en mettant un coup de pied aux fesses, en se submergeant de travail, en prenant des vacances…

De la difficulté d’en parler

Autant tu m’as lue l’évoquer rapidement au détour de certains articles, très facilement je dois dire. Ce n’est pas quelque chose dont j’ai honte, ce n’est pas quelque chose que je nie avoir vécu, ce n’est pas quelque chose que je veux laisser derrière moi, ce n’est pas quelque chose qui me fait peur. Et pourtant, y dédier un article, m’a valu un bon blocage de 3 semaines.

Je me suis soudainement retrouvée à avoir mille et une choses plus urgentes à faire que d’écrire cet article. Je voulais à tout prix éviter d’écrire cet article, qui pourtant ne raconte pas grand chose. Ce n’était ni la honte, ni la tristesse, ni la colère… Il m’a fallu quelques jours pour comprendre ce que c’était. Et c’était pourtant simple. Evident. Et simple.

La douleur

La douleur m’empêchait d’écrire. Quelle douleur ? Bordel. J’ai déjà la tête qui tourne rien que d’y penser…. La douleur d’avoir essayé de mettre fin à mes jours en laissant sur terre un orphelin d’à peine un an. La douleur d’avoir failli tout perdre. La douleur d’avoir regretté ma maternité que j’avais désiré pourtant plus que tout. La douleur de m’être noyée dans un verre d’eau après avoir surmonté un ouragan, un tsunami et une éruption volcanique. La douleur d’avoir usé de VEO avec mon fils et de ne toujours pas avoir réparé pleinement notre relation à ce jour. La douleur d’avoir souhaité que quelque chose de grave arrive à mon bébé pour que ça me soulage. La douleur d’avoir eu envie de laisser s’exprimer des pulsions violentes envers ce bébé si plein de vie. La douleur de m’être sentie seule au sein de mon propre foyer. La douleur d’avoir vu mon mari, que je pensais déconstruit, s’engouffrer dans ce syndrome du jeune père qui passe subitement plus d’heures au boulot. La douleur de s’être dit qu’on a mis au monde un enfant qu’on est obligé d’abandonné à une étrangère à quelques mois de vie. La douleur d’avoir perdu tout sens à la vie. La douleur de s’être convaincue qu’on sacrifie notre temps familial sur l’autel du capitalisme. La douleur d’avoir vu nier toutes mes souffrances. La douleur d’ avoir essayé de soulager celle des autres à défaut que quelqu’unE s’occupe de soulager les miennes. La douleur d’avoir parfois l’impression que ça recommence…

La spirale maternante

Et puis on nous parle de faire le deuil de l’enfant idéal. Ça sonne si creux. Si vide de sens. Je n’ai jamais fantasmé mon enfant ni ma relation à lui. Je n’ai jamais idéalisé notre vie de famille. Je n’ai jamais rêvé qu’il fasse ci plutôt que ça. Comment faire le deuil de quelque chose qui ne nous a jamais effleuré l’esprit ? Ces raisonnements génériques de psys qui font écho au vide…

En revanche, je me suis préparée à être maman. Une maman bien différente du schéma que j’ai connu. Tellement pas confiance en ce que je pouvais être que j’ai cherché partout à être la meilleure version de moi possible. Cette pression infâme que je me suis mise, si joliment englobée dans le doux de maternage, si ardemment alimentée par les groupes supposés d’aide à la parentalité sans VEO…

Ne jamais dire “non”. Ne pas sombrer dans l’adultisme. Ecouter l’enfant. Tout le temps. Se mettre à sa place. L’accompagner dans ses tempêtes. Ne jamais dire crises. Lui offrir des activités stimulantes. Mais pas trop. En fonction de ces périodes sensibles. Mais laisser des temps de jeu libre. Materner. Mais sans surnoms affectueux. Dormir quand il dort. Faire du cododo. Travailler mais ne pas en parler parce que j’ai choisi (ou pas) de reprendre. Ou alors arrêter. Parce qu’une maman qui travaille ne peut pas être maternante. Et puis regardez, au nord de l’Europe comme ils font tout parfaitement pour les enfants. Regardez comme nous pauvres français nous sommes arriérés. Regardez. Et démerdez vous bien surtout pour évoluer. Parce que la seule chose qu’on vous apportera c’est avoir soulevé les problèmes, mais on se gardera bien d’apporter de vraies solutions. Et on vous répètera en boucle les mêmes discours. Guilt trip guaranteed à chaque questions posées. A chaque réflexion partagée. A chaque tentative de méthode pour s’améliorer.

Parce que oui, mind you, utiliser une méthode pour s’améliorer c’est rester dans la manipulation de l’enfant pour obtenir de lui ce qu’on veut. On n’aime pas nos enfants pour qui ils aient mangé quand ils ont faim et qu’ils dorment quand ils sont fatigués. On en arrive au paroxysme. Vous avez faits des enfants, laissez les libres d’êtres eux-mêmes, ils s’auto-réguleront. A force de crises le soir dues à la fatigue, il finira par savoir qu’il faut s’endormir avant. Bien entendu! A force de se frapper la tête par terre de frustration à 18 mois, il va comprendre que ça fait mal, et qu’on ne gère pas la frustration en se frappant la tête. Et puis s’il a peur aux urgences alors qu’il vient d’avaler un corps étranger (qui s’avèrera être une pile au lithium, donc potentiellement mortel) et se plaint d’avoir mal, c’est pas grave. Revenez quand il sera prêt. Qu’il aura moins peur. Le bien être de l’enfant avant tout. Comment voulez vous être dans une position de respect si vous le forcez à recevoir des soins contre sa volonté ? (je n’invente pas, tout ça m’a été conseillé).

A trop vouloir être une maman qui aime inconditionnellement son enfant, je suis totalement passée à côté de la maman dont mon enfant avait besoin. J’ai rencontré 4 psys pour m’aider à gérer ça.
La première, n’était là que pour gérer l’immédiat après ma tentative de suicide. L’immédiat et l’administratif par rapport à l’Education Nationale qui m’a rajouté une belle couché dans ce merdier (mutation sanction à 130km de chez moi et harcèlement sexuel du chef d’établissement dans l’indifférence institutionnelle généralisée…). Elle a conclu sur le fait que la vie est dure pour les idéalistes comme moi mais que maintenant que j’avais pour projet de lancer ma micro entreprise (sous la pression de mon mari qui souhaitait vivement que je ne reste pas “à rien faire”) j’avais “des projets pour vivre”…
La deuxième, dans une dilettante totale, nous affirmait que c’est parfaitement normal pour un bambin de se faire mal volontairement, qu’il n’avait pas un comportement alarmant du tout et qu’il fallait qu’on arrête de se mettre la pression. Se faisant, elle est/nous sommes passés à côté de tous les premiers signes de négligence de la crèche dont a été victime MiniCaptain et qui ont mené à ce qu’on le retire avec perte et fracas de cette crèche.
La troisième, en plein délire freudien, a mis tout sur mes épaules sans chercher plus loin. J’étais la mère pathogène qui materne parce qu’elle n’a jamais été contrariée dans sa vie et ne supporte pas d’être source de contrariété pour son enfant. “Changez, il changera”, moi qui ne savais déjà plus qui j’étais. Avec l’injonction à arrêter l’allaitement bien entendu. Parce que “ce n’est pas sain pour sa construction”.
La quatrième et dernière (oui, je suis tenace), salvatrice, qui aura cette image très juste de l’emmaillotage pour me faire comprendre de quelle mère avait besoin mon enfant. “Certains enfants dorment très bien dans une gigoteuse, d’autres ont besoin de la contenance de l’emmaillotage pour se sentir en sécurité. Au niveau émotionnel, c’est la même chose. Votre MiniCaptain fait partie des enfants qui ont besoin d’un emmaillotage pour se sentir en sécurité affective”.

Le deuil de la mère idéale

Ça a été l’étape finale de sortie de ma DPP. Oui, pardon, je commence par la fin. Mais c’était à mes yeux le plus essentiel. Je n’ai jamais eu à faire le deuil de l’enfant rêvé car je n’ai jamais fantasmé mon bébé. En revanche, je me suis fantasmé moi, mère. Et ce n’était pas la mère dont avait besoin mon enfant. Cette mère que j’apprends encore à être. Qui, oui, dit non, applique sans état d’âme toutes les conséquences annoncées, use de la carotte quand il le faut, punit, n’ayons pas peur des mots, quand il le faut aussi. Mais aussi, le plus important, qui n’accompagne pas plus les émotions de son enfant, mais les cadre. Il sait que ses émotions sont légitimes. Il apprend que leurs expressions diverses ont un cadre.

Ca a été franchement dur de renoncer à cette sacro-sainte bienveillance instrumentalisée par tant de coaches parentaux pour entretenir la culpabilité maternelle et faire payer des coachings et formations. Cette bienveillance qui vous fait croire que non, les écrans ne sont pas du tout addictifs, c’est le manque de relations stimulantes qui fait que votre enfant se tourne vers les écrans. Guilt trip assuré. Money is money, right ?

Aujourd’hui je n’ai pas honte de dire que je suis une mère bienveillante. Parce que dans bienveillance, il y a “bien veiller”. Je veille bien sur mes enfants. Pour qu’ils apprennent à vivre dans cette société qui est la notre. Pour qu’ils aient conscience aussi des limites qu’elle présente. Pour qu’ils en respectent les règles. Pour qu’ils puissent s’y insérer aisément s’ils le souhaitent plus tard. Pour qu’ils aient suffisamment confiance en eux pour vivre en marge si leur convient ainsi. Bref. Je veille bien sur eux.

Pardonner à mes aînéEs

C’est une chose très libératrice qui m’a aussi permis de me sortie de ma dépression post partum. Non, un adulte n’est pas la somme des erreurs de ses parents. Non, un adulte ne se résume pas à son enfant intérieur. Non, un enfant intérieur ne reste pas blesser à vie.

Je dirais même que je me suis libérée de/j’ai libéré la majeure partie de mon enfant intérieur. Mes ascendantes ont fait du mieux qu’elles pouvaient avec qui elles étaient dans le contexte qui était le leur. Mes arrières grands mères étaient des immigrées (espagnoles et italiennes) avec tout ce que ça implique de violences (les femmes immigrées d’hier et d’aujourd’hui ont tout mon plus profond respect), une de mes grands-mères avec un père pédophile incestueux, l’autre à connu le viol par des soldats allemands durant la guerre alors qu’elle n’était même pas prépubère. Mon père a grandi avec ce charmant statut de “bâtard” au village car son père est mort dans un accident de moto avant le mariage et a été envoyé en pension à 5 ans. Ma mère a grandi en étant littéralement le souffre douleur de la famille.

Concrètement, avec tout ce joli background familial et ce que ça implique de transmissions inter-générationnelles, je trouve que mes parents s’en sont même plutôt très bien sortis. Et je les remercie d’avoir donné le meilleur d’eux-mêmes, malgré les blessures que leurs défaillances ont pu causer chez moi. Ces blessures, je les ai pansées. Il n’en reste qu’une ou deux en cours de cicatrisation. Mais globalement ça va.

Oui, oui, ce que je suis en train de te dire entre les lignes c’est que tes enfants auront aussi cette capacité à te comprendre et te pardonner. Et s’ils ne l’ont pas, somme toute, c’est eux que ça regarde. Toi, tu sais que tu as fait de ton mieux.

Les accords toltèques et Ho’oponopono

Dans cette quête d’incarner la mère que je souhaitais être vs. celle que je devais être, j’ai lu un nombre incalculable de livres sur le développement personnel. Dans cette optique psychanalytique que la mère est le problème, c’est donc à la mère de changer. Donc j’ai essayé de changer. Et si de nombreuses lectures ont entretenu cette culpabilité et ma DPP, ces deux lectures ont été salvatrices pour (me) libérer (de) mon enfant intérieur et des blessures du passer et arriver à ce que j’ai décri précédemment.

Alors dans ces lectures, c’est comme pour tout, j’ai pris ce qu’il y avait à prendre et j’ai laissé le reste. J’ai trouvé du réconfort dans les accords toltèques pour apaiser mon envie de mourir à chaque fois que j’échouais ; sachant que je faisais toujours de mon mieux, même si mon mieux d’aujourd’hui était moins bien que mon mieux d’hier, a transformé mon quotidien. J’ai ritualisé les accords toltèques dans mon quotidien, pour y penser tous les jours. Ca a été une véritable béquille.

Et j’ai trouvé la force de d’accepter mes erreurs et de travailler en douceur sur mes défaillances grâce à Ho’oponopono. Accepter, remercier, pardonner, tenter de remédier. Répéter. J’ai découvert que je pouvais être bienveillante envers moi même. Et ça m’a aidée à détricoter la culpabilité maternelle entretenue par les réseaux sociaux et la mère que je me rêvais être et dont je n’avais pas encore fait le deuil.

L’organisation et l’émancipation

Pendant que je prenais sur moi de résoudre tout ce qui pesait à priori sur mon homme (spolier alert : en fait c’était sa dépression) rajoutant ainsi une bonne grosse dose de charge mentale à ma dépression, j’ai rejoint un groupe Facebook d’organisation domestique. Je me suis transformée en Bree Van de Kampf. Moi. La féministe. J’étais devenue la pro de la femme au foyer. A gérer les repas, les finances, le ménage, le linge, les familles, en plus de mon enfant et mon entreprise… Jusqu’au jour où j’ai craqué. J’ai pris mon fils, je suis partie chez mon père. J’ai mis un ultimatum à mon homme.

Forte des compétences accumulées entre mon entreprise et le reste, forte du savoir qu’un salaire fixe m’attendrait à la fin de ma disponibilité, forte de cette puissance réaffirmée qui venait rompre avec les mois d’aliénation domestique que je venais de traverser, forte d’avoir renoué avec mon père et qu’il ait les moyens de m’accueillir, j’ai brisé le cercle vicieux dans lequel je me trouvais.

Quelques semaines plus tard nous mettions l’appartement que ma belle-mère avait choisi pour nous (elle aussi a grandement participé à ma DPP, je pense meme qu’elle en a été l’élément déclencheur) en vente et nous nous mettions en quête d’une maison. Nouveau départ.

De la complexité de vivre une dépression post partum

Tout ça, livré de manière désorganisée et très émotionnelle, j’en suis consciente, a pris environ 3 ans. Au cours de ces 3 années, personne n’a mis des mots sur tout ce que je traversais.
Dépression Post Partum.
Je n’ai compris ce que j’avais traversé qu’a la fin. J’ai pu enfin déposer tout ce que j’avais traversé, me sentir légitime dans tout ce que j’avais pu ressentir, me pardonner ma tentative de suicide et m’assurer que j’étais sur la voie de la reconstruction.

Avec le recul aujourd’hui, je peux dire que j’étais complètement dans le déni de ce que je vivais. Quelqu’un aurait posé les mots “dépression post partum” je ne me serais pas sentie concernée et il aurait fallu insister, travailler, pour que je l’admette. Un peu comme si vous me croisiez aujourd’hui, je vous dirais que tout va bien, alors qu’au fond j’ai des relans de ma DPP qui surviennent, à plus forte raison après avoir ressassé tout ça. D’ailleurs écrire m’a permis de réaliser que j’avais besoin d’en , avec une personne compétente. Dénouer les derniers noeuds. Préparer la reprise (même si ce n’est que dans 1 an et demi). Anticiper la prochaine et dernière grossesse et la grosse période de deuil que ça impliquera pour moi. Bref. Malgré tout ce que je t’ai livré ici aujourd’hui,. Ce n’est pas encore vraiment tout à fait derrière moi.

Y a un après ?

Je m’interroge sur la suite de ma vie. J’ai traversé une très lourde DPP dont je subis encore quelques conséquences aujourd’hui. Je vais retourner en parler très probablement pour tenter de trouver ce qui bloque. Mais je sais qu’une autre grossesse et un autre enfant m’attendent dans un futur à moyen terme car nous souhaitons 3 enfants avec mon homme. Je ne sais pas si on peut s’estimer guérie d’une DPP. À n’en point douter, j’en suis quasiment sortie. Mais elle a laissé des traces assez indélébiles dans ma vie, mon couple, ma façon d’être mère.

Ma relation avec le Captain

Evidemment, durant ma dépression post partum, mon couple a traversé bien des écueils. Et j’ai réalisé quelque chose en écrivant cet article. Quelque chose qui me bouleverse. Que je n’ai pas réussi à exprimer de vive voix avec lui. Je lui en ai longtemps voulu de m’avoir laissée m’enfoncer aussi loin dans cette DPP. Je lui en ai voulu d’avoir contribué à ma DPP. Je lui en ai voulu de n’avoir pas vu la spirale dans laquelle je plongeais. Je lui en ai voulu de nous avoir laissé nous engouffrer dans une relation victime-sauveur pour sa dépression. Je lui en ai voulu de tout ça sans jamais avoir mis les mots précis dessus.

Je lui en ai voulu au point, comme tu l’as lu plus haut, de lui dire que si rien ne changeait, je le quittais malgré tout l’amour que je lui portais. Clairement, lui et moi, ça aurait déjà pu finir cent fois depuis que nous sommes ensemble. Heureusement qu’on s’aime plus que tout, qu’on a appris à se parler et surtout : qu’on évolue ensemble.

Si tu traverses une DPP

Parles en.

Vraiment.

Ne fais pas mon erreur de vouloir en finir avec la vie. Des solutions existent. Ce n’est qu’un ouragan dans une vie. C’est violent mais on peut s’en sortir. Promis.

Et si tu suis des comptes/blogs/pages/groupes de parentalité qui entretiennent ta culpabilité : arrête de les suivre. Vraiment. Il en va de ta santé mentale.

Et si la personne à qui tu en parles tu juges et te fais te sentir mal. Change. En 3 ans je suis allée voir 4 psy jusqu’à en trouve unE qui m’apporte une aide concrète. Ça prend du temps mais tu trouveras. Promis.

Et si tu te sens seule, je t’invite à consulter le hashtag #depressionpostpartum sur les réseaux sociaux. Tu verras qu’on est des milliers.

Et si tu penses te faire du mal, appelle un service d’urgence : le CMP le plus proche de chez toi. Le 112. Le 15. N’hésite pas.

6 Replies to “DPP : 3 lettres pour 3 ans d’enfer”

  1. Oh mais comme certains passages résonnent fort. Merci pour ce courage, pour ces mots. Je pense être sortie du dur, j’aurais encore plus adoré te lire quand j’étais dans le creux de la vague. Merci pour les prochaines que ça aidera encore davantage. Des pensées bienveillante.

    1. Merci pour ton commentaire. J’aurais aussi aime trouver des témoignages comme le mien durant ces années. J’espère que ce que j’écris là pourra effectivement aider.
      Plein de courage à toi pour le reste de la vague 🙏

  2. Merci beaucoup pour tes mots. Je me demandais justement comment on s’en sort et si on s’en sort vraiment.
    Je suis dedans, même si certains jours sont moins douloureux que d’autres. Mais je pense que la cause est la même, je suis à la recherche de la mère parfaite, j’ai une étagère pleine pour l’étudier et un bon nombre de groupes/pages sur les réseaux….

    1. Je ne peux que te conseiller de quitter ces groupes et donner tes livres s’ils ne t’aident pas à mieux vivre ta maternité et que tu as l’impression que ça t’enfoncer. Vraiment.
      Observe ton enfant. Ses besoins. Ses besoins réels à lui, pas ceux supposés qui sont décrits dans les livres.
      Observe toi. Tes besoins. Sans jugement, sans honte. Tu es légitime dans tes besoins.
      Et adapté en fonction de ça. Pars de toi, de ton bébé, et oublis le reste.
      Et surtout, si ça ne va vraiment pas, n’hésite pas à appeler ta maternité, ta SF, ta gynéco, ou même généraliste pour en parler et être aiguillée vers des personnes compétentes.

      1. Je n’ai pas fait de DPP, mais quel bel article ! La sincérité et la sensibilité de tes mots sont incroyables… je te suis depuis quelques mois et les passages « arrête de suivre les comptes qui gonflent ta culpabilité résonnent fort en moi »… j’ai arrêté, et je culpabilise beaucoup moins, de tout (parce que soyons honnêtes, avec ces comptes « bienveillants » tout est matière à culpabiliser les mères !) et tout est beaucoup plus doux à la maison, je trouve, les imperfections comprises ! Alors merci !!

        1. “Tout est plus doux à la maison, imperfections comprises” c’est tellement ça ! Ça fait déjà quelques années que j’ai quitté tous les groupes FB de parents (hormis ceux pour les couches lavables) et en ce moment je me désabonne des comptes Instagram qui entretiennent la culpabilité maternelle/parentale. Et au final, ça enlève cette pression de “bien faire” et en était moins dure avec soi-même on en devient plus douce au quotidien!

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